12.08.2008

Terre Sauvage

DSCF2689.JPGDe retour de 3 jours de rando dans le Pays Dogon, des souvenirs pleins la tête, des étoiles pleins les yeux !

Pour tous, les plus beaux paysages qui nous ait été donné de voir en deux décennies d’existence. Que ce soit la brousse à perte de vue, la falaise, les villages troglodytes, les campements, les baobabs, tout nous a simplement ébloui, faisant passer pour le mieux les quelques kilomètres parcourus chaque jours sous un soleil de plomb à une moyenne deux fois moins élevée que les 5km/h usuels en France.

Peu importaient les conditions, peu importaient les chemises qui dégoulinaient et changeaient de couleur au fur et à mesure, peu importaient les intestins qui faisaient toujours des leurs, on s’est tous laissé submerger par ce qui nous entourait, « pour le plaisir des yeux » comme on dit ici ! Marche, arrivée dans le village, déjeuner, visite de l’ancien village dans la falaise puis sieste, et on repart pour le village étape après avoir dépensé notre argent en bon toubab qui se respecte. Voila comment se découpaient nos journées, ce qui convenait à tout le monde

Voila pour les journées, on passe aux nuits ? 2 nuits à la (très) belle étoile à admirer des ciels de fous du fait de l’absence d’éclairage à des kilomètres à la ronde, à s’endormir à mesure que l’activité du village baissait, à être réveillés par successivement les coqs (ceux là alors…), les ânes, puis le muezzin. Le tout pour finalement être debout à 6h le dernier jour et pouvoir admirer le levé de soleil sur la brousse du haut de la falaise. Il manquait plus que Rafiki et Simba pour faire « c’est l’histoiiiiire de la viiiiiie ! »

Le tout guidé d’une main de maître par le très cordial Essao, qui a eu l’occasion de se rattraper de la collaboration délicate concernant le film avec ces 3 jours durant lesquels il a été parfait !

Et dire qu’il fallait rentrer à la mission jeudi pour les choix, puis faire nos sacs et passer notre dernière nuit à Bandiagara avant la fin de l’aventure. Une aventure qui s’est donc achevée en apothéose, avec une promesse faite au Pays Dogon : on reviendra !

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